Si la question vous dérange, il n'y a aucun soucis, vous pouvez très bien la formuler différemment...
Si le paradis existe, serons-nous nus dans l'au-delà? Est-ce que le retour à la liberté ou à notre nature sauvage suppose-t-elle forcément qu'on se mette à poil?
Vous l'aurez compris, une fois de plus les histoires de nudité m'encouragent à la réflexion.
Suis-je prude? Ou s'agit-il d'une zone d'ombre qui ne demande qu'à être mise en lumière? A moins que je sois un de ces gros vicelards qui préfèrent que le débat ne soit pas ouvert!
Alors vous vous demanderez peut-être à quoi bon en parler? Il est vrai que cette réflexion n'ira je l'espère ni en pour ni en contre, j'ai choisi d'en parler car il y a quelque chose qui me gêne dans les propos tenus en faveur de cette nudité que certains semblent tellement affectionner, aussi je trouve que c'est bien de donner mon impression sur le sujet, afin que certains trouveront le bon discernement pour choisir ce qui leur convient à eux.
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas un phénomène récent, vu que le naturisme existe depuis fort longtemps, et que selon les textes sacrés, à l'origine nous vivions soit-disant tout nu. Sauf qu'il va sans dire, qu'au sein de n'importe quelle pratique, il y a et il y aura probablement toujours des mentalités très distinctes, voire carrément opposées malgré la pratique qui semble les réunir.
C'est donc le premier point important que j'aimerais souligner, aucune pratique quelconque n'est en mesure d'unir quiconque, notamment si les raisons mises en avant sont illusoires.
Ainsi par exemple en parlant du paradis, nous savons aujourd'hui que bien des propos, notamment bibliques, sont des récits très métaphoriques, dont les interprétations peuvent fortement variées, sauf si l'on considère les choses sous un angle plus symbolique. Ainsi le fait d'être nu au paradis, peut très bien traduire le fait qu'au paradis, il n'y a plus de faux-semblant, il n'y a plus de mensonge et il n'y a plus besoin de jouer un quelconque rôle où l'essentiel reposerait à porter des masques en fonction des situations.
Le deuxième point que j'aimerais mettre en avant, c'est que certaines personnes croient que par le biais de la nudité en groupe, il serait possible de ne plus considérer le corps et notamment les zones intimes comme stimulantes au rapport sexuel. Enfin je vous passe les détails de ce type de propos.
Ma vision de cela, c'est qu'il faut déjà distinguer les différentes personnalités des uns et des autres, dans le sens que les personnes ayant de très grosses difficultés avec leur nudité, ne sont très certainement pas à mettre dans le même lot que les autres. Je crois qu'en effet, la pratique de la nudité en groupe sélectionné, peut avoir un effet thérapeutique bénéfique, dans le sens qu'on redonne davantage de confiance aux personnes qui ont du mal avec leur corps. Sauf que cela ne résoudra pas nécessairement le problème en toute circonstance.
Enfin le troisième point que j'aimerais soulever, c'est celui que j'ai déjà légèrement souligné avant, le naturisme à la base, est ce plaisir que l'on ressent à faire quelque chose qui sorte des règles strictes et figées de notre quotidien. On lâche tout, on se retrouve non pas symboliquement nu, mais physiquement dans la réalité. Néanmoins pas sûr que les gens qui pratiquent le naturisme soient vraiment défaits de tout leur faux-semblant...
Mais le plus gênant dans cette histoire, c'est que malgré des apparences qui prétenderaient le contraire, il y aura toujours parmi ces groupes, je ne parle pas d'un atelier particulier, mais d'un groupe dans le sens de toutes les personnes que l'on pourrait rencontrer sur une plage nudiste, une certaine part non insignifiante de pervers, voyeurs et prédateurs.
Je n'irais pas jusqu'à prétendre qu'il faille interdire la nudité accessible à tout le monde et n'importe où, comme par exemple sur les réseaux. Cependant, je vous invite à comprendre que tout le monde n'a pas les idées et les intentions lumineuses. Et que de la même manière que nous pouvons ressentir l'impact qu'ont eu la pornographique ou la libération des moeurs sur les jeunes, nous savons que de nos jours, les pratiques diverses voire perverses, sont bel et bien connues voire expérimentées par des personnes dès leur plus jeune âge. Alors que dans ma génération les choses étaient encore très restreintes.
Il y a certes un côté positif à ne plus être soumis à la même rigueur et étroitesse, mais de là à passer carrément à l'opposé. Je ne suis pas convaincu que cela soit le signe d'une société saine.
Voilà je n'ai pas pu dire les choses comme je le voulais, mais l'idée repose avant tout sur la prise de conscience des uns et des autres, que ce qui paraît pour certains ludique et libérateur, peut devenir une tare de plus dans cette société, notamment quand on commence à l'étaler comme des pratiques incontournables et bienfaisantes sur la place publique.
Pat le Verdoyant
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