Je me demandais aujourd'hui en quelle mesure la cohérence était importante ou pas ?
Je me pose cette question en sachant quelque part à quel point cela semble pour moi primordial d'être dans cette cohérence, et aussi bien sûr en opposition à l'incohérence que je n'aime guère. Pourtant je sais aussi que bien souvent les choses qui s'opposent, reposent également sur une même tendance, l'un n'excluant nullement l'autre. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on attache de l'importance à la cohérence qu'on n'est pas pour autant bien souvent dans l'incohérence.
Néanmoins là n'est pas l'intention de ma réflexion.
En fait, je pensais davantage au côté structure mentale et probablement rigide, résidant dans un attachement à ce qui paraîtrait cohérent.
Ne court-on pas le risque à trop vouloir considérer la cohérence, de simplement passer à côté de ce qui ferait réellement sens à notre vie ?
Je le dis avec d'autant plus de ferveur qu'il paraîtrait que c'est à partir du chaos que la créativité deviendrait possible. Sauf que le chaos n'est ni de la cohérence et encore moins de l'incohérence.
C'est une déstructuration interne mais qui n'affecte en rien la structure de base, si toutefois celle-ci existe. En tout cas je le suppose. Alors que la cohérence nait davantage d'un certain contrôle voire d'une alliance avec certaines formes de croyances. Je dirais que c'est une structuration à laquelle croit l'ego, ou du moins le faux-moi. Voyant de la sécurité, là où il n'existe en vérité que faux-semblants. Peut-être est-ce difficile à comprendre, mais là où règne une cohérence mentale, règne aussi la confusion ou le manque de travail ou le travail partiel sur soi, qui trouve un moyen de s'exprimer de plus bel. Ici il s'agit de bien saisir que le chaos n'est en aucun cas ni de l'incohérence ni de la confusion.
Le chaos est la traduction de la déconstruction des structures figées et rigides, qui furent mises en place, pour la sauvegarde et la survie de notre être, en réponse directe à des blessures et des traumatismes.
La nouveauté ne pourra surgir qu'après. Car tout ce qui surgira tant que les structures egotiques sont en place, ne sera quelque part que la même chose dans une teinte et une forme différentes.
L'acceptation n'est pas encore de l'amour. Pour que celui-ci devienne réellement inconditionnel, il est impératif que les structures mentales liées aux symptômes aient été dissolues.
Pat Le Verdoyant

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