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jeudi 1 mai 2025

Kif ou kif-kif ?

 La vie est merveilleuse, on peut ressentir une véritable passion pour cette vie, qui ne finit pas de nous émerveiller.

Pourtant nous savons tous que la passion peut également nous consumer à petits feux. 

Alors quelle serait la différence de taille qui ne nous consumerait pas ?

Selon moi le plus important est de ne pas oublier. 

Mais ne pas oublier quoi ?

Ne pas s'oublier soi-même bien sûr déjà, mais ne pas oublier que notre présence suppose un accomplissement, une amélioration et peut-être aussi une transmission et un partage. Et surtout ne pas oublier la souffrance. Non pas un éloge à la souffrance, mais juste un rappel, que nous avons pu souffrir, et que d'autres souffrent encore, et que cette souffrance existe pour des raisons précises.

Notamment parce qu'il y a quelque chose à dépasser, à transcender. Quelque chose dont il est important de prendre conscience. 

La passion dévore le plus souvent parce qu'elle manque de conscience, qu'elle est auto-centrée, et qu'elle ne dessert qu'un intérêt propre.

Ne pas s'oublier soi-même, traduit bizarrement le fait de ne pas oublier les autres non plus.

Kifer sa life, c'est bien, mais quand on kiffe et qu'on ignore l'impact que cela peut avoir sur les autres, cela devient du kif-kif. Cela ne change rien au fond, car cela nourrit un monde d'égoïstes et de profiteurs.

Du coup le vrai kif est celui qui permet d'apporter une valeur ajoutée à la vie de tout un chacun. Ce n'est pas de l'exhibitionnisme comme celui auquel on assiste en continue sur les réseaux. Des gens qui au fond n'ont pas vraiment résolus leurs problèmes, mais qui surenchérissent pour le faire croire. Car le plus important pour eux, c'est leur kif, mais pas ce que les autres peuvent en faire. C'est le monde du chacun pour soi, et les autres on s'enfiche.

Alors ne faites pas du pareil au même, soyez conscient que votre façon de vivre et voir la vie, a un impact de taille sur les autres, car nous sommes interdépendants, jusque dans nos actes et pensées.

Pat Le Verdoyant 



mardi 29 avril 2025

Petit tu deviendras grand...

 Saviez-vous que certains disent que les bonsaïs sont le type de plantes de ceux qui ne veulent pas grandir?!?

Bien évidemment ceci est de l'ordre de l'inconscient. 

D'ailleurs ce propos fut tenu lors d'un réaménagément feng shui, ainsi faut-il encore être un peu feng shui dans l'âme pour comprendre. 

Quoiqu'il en soit, un jour on m'a offert un bonsaï, et j'ai beaucoup ri car je l'ai dit à la personne, tout en acceptant le cadeau. 


Du coup j'ai accepté le défi de faire grandir mon bonsaï, pour qu'il puisse devenir arbre. 

Dans la vie ce n'est guère différent. Cultiver ou plutôt prêter attention à la partie "enfant" en nous, mais en cessant d'être indirectement gouverné par elle. Tout comme cela est le cas de l'ombre, autre archétype bien connu par ceux qui ont lu CG Jung.

Donc oui petit, un jour tu seras grand mais tu ne perdras pas ton âme d'enfant, car je te vois. 

Pat Le Verdoyant 



Sois la vague, sois l'océan...

 Nous croyons bien souvent à tort, qu'il faut être quelque chose ou qu'il faut faire quelque chose, pour être vraiment heureux.

Et c'est ainsi que nous nous perdons à vrai dire, nous nous éloignons de plus en plus de notre centre. Continuellement occupés et distraits, jusqu'au moment où la vie décide à notre place, pour ainsi dire, car nous sommes allés trop loin dans notre déni de nous-mêmes, attachant de l'importance à des futilités, à des choses qui au fond ne permettent pas notre croissance intérieure, mais juste un semblant d'existence, grâce à l'entretien d'un état tout juste satisfaisant. 

Que fait l'océan ? Que fait la vague ?

L'océan est juste l'océan, et la vague juste la vague. Ils ne se posent aucune question, ni pour l'être ni pour le faire et encore moins pour le vouloir ou le pouvoir. 

Ils ne connaissent pas la peur ni l'envie. Ils suivent tout simplement ce que la vie leur propose. Par vie entendons la force des choses. S'il y a du vent ou des courants de fond, chacun va les suivre à sa manière. 

La vague n'a pas peur de se briser sur les rochers, elle n'a pas peur de perdre une quelconque identité ou encore d'être trahi. 

Elle sait qu'elle fait partie de l'océan, et que d'une façon ou d'une autre, elle ne peut en être séparée. Même si elle s'évaporait, elle finirait toujours par revenir.

J'en déduis quelque part qu'il s'agit d'un problème d'identité. Pourtant je crois que l'océan sait qui il est. 

Sauf que lui ne va pas s'identifier par rapport à autre chose que ce qu'il est. L'océan est authentique. 

Alors que nous les Hommes, même quand nous ne le cherchons pas, nous nous identifions à tellement de choses, qu'il n'y a en vérité aucune authenticité. Chez nous ce sont nos rôles et nos personnages qui se prétendent authentique.

Et dans ces identifications, il y a toujours la division qui menace, la séparation, la perte, et les enjeux. Et bien sûr, avec elles, viennent les peurs. 

Le jour où nous saurons tirer un enseignement de l'observation rigoureuse du fonctionnement de la Nature, et surtout de l'authenticité qui découle d'une certaine immobilité, nous irons beaucoup mieux, et les améliorations se feront pour ainsi dire d'elles-mêmes. 

Pat Le Verdoyant 



mardi 22 avril 2025

Le contrôle...

 Je crois que le contrôle, est au final ce qui nous ramène toujours à l'ego.

Vous savez, la plupart des gens, on ne sait pas ou on ne croit pas qu'ils sont dans l'ego. 

C'est pour cela que je parlais à un moment donné de titiller. 

J'ai connu des personnes que j'ai fréquenté durant quelques années, et je les trouvais plutôt "dans l'amour" de leurs prochains. À cette époque j'étais encore très rebelle, c'est-à-dire que j'aimais notamment dire, quand le sujet était mis sur la table, bien sûr, que j'aimais bien l'ego et que je ne comprenais guère les affirmations de certains qui voulaient "tuer l'ego".

Bref, j'ai du coup, plutôt été étonné que ces personnes par moment me disaient : "Oui mais toi t'es vraiment dans l'ego !" Je précise qu'elles me le disaient avant que moi de mon côté, par la suite, je leur disais que j'aimais mon ego.

Sauf que quelques temps après, genre 2 ou 3 ans plus tard, voire plus je devais me rendre à l'évidence, qu'en vérité elles avaient projeter leur propre ego sur moi. 

Et croyez-moi quand quelqu'un utilise son ego à mauvais escient, ça fait des ravages. Du genre que parmi ces personnes, alors que pour moi 10 ou 20 ans après je n'y pense même plus, elles sont toujours dans la guerre de l'ego.

Alors j'avoue, même si aujourd'hui je vois l'ego différemment, j'hésite encore à le mettre dans le même sac que l'orgueil. Car pour moi il s'agit de deux choses distinctes. Sauf que certaines réactions, pourraient bel et bien être davantage dues à l'orgueil qu'à l'ego. Peut-être que les blessures d'ego font ressortir l'orgueil, je n'en sais rien. 

Quoiqu'il en soit, il me semble aujourd'hui que l'aspect contrôlant d'une personne, reflète sa blessure d'ego et donc bien souvent un comportement du coup très orgueilleux, au sein duquel, du coup, l'autre n'a guère de choix, soit il se plie, soit il doit essuyer le courroux. 

Toujours est-il que le contrôle quand il devient excessif et surtout rigide et imposé, fait qu'aucune lumière n'est en mesure de passer. L'ego est maintenu avec force et vigueur, la blessure entretenue comme signe de fabrique, et l'orgueil couronne le tout, notamment quand il y a résistance.

Ainsi soyons vigilant, l'excès de contrôle, ou à l'inverse le refus de contrôle, mais en sachant qu'au fond c'est une autre sorte de contrôle, nous empêchent de percer des trous, là où cela serait nécessaire pour commencer à voir autre chose que le connu. 

Pat Le Verdoyant 



dimanche 20 avril 2025

Quiproquo...

 Et si personne n'avait raison et personne n'avait tort ?

Bon j'admets que ce serait le chaos, surtout si on y ajoutait le pouvoir de création personnelle. 

Trêve de plaisanterie, je pensais à vrai dire aux propos de certains qui disent, carrément, je le souligne, qu'il n'y a en dehors de moi, personne d'autre et rien d'autre que moi. 

Il est évident que ce genre de propos ne sont pas du tout, mais alors pas du tout compris par un grand nombre de personnes, mais ceux qui se donnent un peu de peine, eux sont littéralement subjugués par la pertinence de ces propos. 

Sauf qu'en vérité, il s'agit là avant tout d'un autre moyen de compréhension, à ce que habituellement nous rejetons en bloc. 

Comprenez par là l'astuce, car en effet s'il n'y avait que moi, cela signifierait forcément que si vous ne me comprenez pas, c'est quelque part de mon propre ressort, et même quand vous me comprenez, c'est parce que je l'ai décidé. Mais allons encore plus loin. Si je tombais sur quelqu'un qui me fait souffrir, alors cela signifie que j'ai décidé de me faire souffrir. Si quelqu'un me rend heureux, c'est encore parce que je l'ai décidé. Et si quelqu'un me pique ma copine, c' est encore et toujours une version de moi, que j'ai certes voulu, et je me pique moi-même ma propre personne...

Ouille! Vous aurais-je perdu ?

Je comprends ce que vous vivez et ce que vous croyez maintenant à mon sujet. En fait il faut un certain temps pour que ce genre de façon de penser s'infuse et se digère. 

Même moi, il m'a fallu je crois 3 ou 4 ans, avant de réellement en comprendre le sens. 

Pourtant si l'on admet, ne serait-ce qu'un laps de temps, que cela serait possible, imaginez la grande stupéfaction que l'on pourrait finir par avoir, en se disant que tout est toujours que moi. A vrai dire des projections de ce que je suis en mesure de comprendre et de ne pas comprendre, une projection de ce que je crois et de ce que je ne crois pas, une projection de ce que j'accepte de moi et de ce que je n'accepte pas de moi.

Ne serait-ce pas puissant ?

Mon refus est mon refus, la vacherie de l'autre est en réalité la vacherie que j'ai décidé qu'il m'inflige, vu que quoiqu'il en soit cet autre, n'est que moi. 

Si je ne comprends pas, l'autre ne peut pas comprendre, mais si à l'inverse je comprends forcément l'autre ne peut que me comprendre. 

Alors plutôt que de croire que le monde ne me comprend pas, il serait peut-être plus simple que je m'accorde avec le fait, que c'est moi qui décide de la finalité. 

Nous approchons petit à petit de ce que nous pourrions appeler l'unité. Même si ce n'est pas encore réellement l'unité. C'est un début. 

Un début qui permettrait peut-être que l'on cesse d'accuser autrui de notre malheur. 

À méditer. 

Pat Le Verdoyant 



Un monde meilleur?

 Qui ne voudrait pas d'un monde meilleur ?

Même si nous ne sommes ni utopiste ni idéaliste, c'est une grande tentation que de vouloir un monde meilleur. 

Bien évidemment il y en a qui s'éclatent déjà, qui trouvent la vie merveilleuse. Mais le sont-ils vraiment heureux au fond ? Je veux dire par là de quoi sont-ils conscients ? Sont-ils juste hermétiques au malheur des autres ou ne les voient-ils même pas ?

À vrai dire c'est une chose assez délicate, car il me paraît évident que ce monde meilleur est une erreur d'interprétation. La conscience nous invite à comprendre que le monde correspond en premier lieu à la nature, à la vie de ce qui nous entoure, seulement après, viennent les Hommes, avec leurs problèmes et leurs croyances. Il est bon de voir tout, le bon comme le moins bon, voire le mauvais. Mais tout ce que l'on aimerait quelque part améliorer ou voir évoluer, sont des pistes personnelles pour les améliorer et les faire évoluer en nous.

Donc le monde n'a pas vraiment de rapport dans cela, il est important de veiller à utiliser les bons mots, sous risque sinon d'accuser à tort quelqu'un ou quelque chose du malaise que l'on ressent à son niveau. 

J'en déduis du coup que bien des problèmes sont des problèmes liés à l'incompréhension et au refus de comprendre.


Voilà pourquoi je dis ce que je dis, m'incluant tout autant moi-même à ces besoins de prendre conscience, il y a tant de choses dont nous devons prendre conscience.

Ainsi il n'est tout bonnement pas possible de lutter contre l'injustice, en étant soi-même injuste, ne serait-ce envers soi-même.

Il s'agit toujours de procéder dans l'ordre.

Pat Le Verdoyant 



samedi 19 avril 2025

C'est quoi l'ego au juste ?

 Si déjà nous parlons d'ego, autant en profiter pour le définir une fois de plus.

L'ego n'est pas forcément une mauvaise chose, d'ailleurs il est bon de rappeler, à ceux qui l'auraient un peu oublié, que le simple fait de nous être incarnés sur cette terre, nous a revêtu de quelques couches de peau, et ces couches pourraient être traduites comme des couches d'ego. Ce n'est pas fondamentalement exact, mais cela permet au moins de comprendre plus facilement, j'espère. 

La Bible, dans son bon sens initial, dit qu'au paradis, nous étions nus. Sauf que cette nudité n'a strictement rien à voir avec une histoire de seins à l'air et sexe à l'air. Non ! Si nous sommes initialement un esprit, ou pour les français entre autre , une âme, il va de soi, que nous n'avions pas de corps, et donc pas de matière. C'est la matière qui incarne la densité, et donc cette lourdeur d'incarnation. Du coup, sans corps et sans matière, nous étions nus. Les habits revêtues après le paradis, c'est le corps, d'où l'idée des peaux ou des couches de peau, qui sont en quelque sorte autant de voiles, qui nous empêchent de voir la Vérité.

L'ego à ce niveau là, est bel et bien ce qui nous distancie de la capacité à voir l'unité ou la lumière. Étant donné que l'ego est ce qui nous permet de nous reconnaître dans cette réalité physique et donc incarnée. 

Il y a des personnes dont on dit qu'elles n'ont pas d'ego, souvent c'est elles qui le prétendent. Je ne dis pas que cela n'existe pas, sauf que vu sous l'angle sous lequel je vous l'expose, cela n'est pas réellement possible. Tout le monde a un ego, sauf que certaines personnes n'ont jamais réellement existé par elles-mêmes, elles ont donc beaucoup de mal à savoir qui elles sont vraiment, elles manquent de ce fait d'ego. Mais si on les titille dans le bon sens, vous verrez qu'elles pourraient vous faire les mêmes crasses, que quelqu'un avec un ego sur dimensionné. C'est l'occasion qui fait le larron.

Quoiqu'il en soit la vraie problématique repose surtout sur la compréhension ou l'incompréhension de ce qu'est l'ego, d'une part, et de l'autre au fait qu'on voudrait incarner quelque chose que l'on ne peut pas incarner ici-bas.

Voilà pourquoi j'aime particulièrement cette représentation des couches de peau, qui sont pareillement des couches de l'ego. On ne peut tuer l'ego, c'est un non-sens. Car ceux qui prétendent cela, sont probablement ceux dont l'ego agit le plus dans l'ombre.

Quoiqu'il en soit, nous pourrions dire que le but de la vie, pourrait être notre désir à mettre de la lumière dans notre vie. C'est en tout cas la vocation des mouvements spirituels, et c'est même l'idée de base des religions, sauf qu'elle a été détourné par enjeu politique. 

Et même si de nos jours, beaucoup de gens ont du mal avec ces concepts, il suffit de voir ce qui se passe autour de nous, pour pouvoir en déduire, que les uns et les autres s'efforcent par divers moyens, à mettre en lumière, si ce n'est à se mettre en lumière. Ce qui quelque part revient au même, sauf qu'il y a encore beaucoup d'ego dans ces démarches. Retenons-en avant tout cette envie de lumière. Et qui correspond bien évidemment avec un retour à la source.

Ce retour se fera, tôt ou tard, mais pas réellement dans cette vie, d'ailleurs dans aucune à vrai dire, vu que la base d'un retour à la source, correspond à un retour à notre nature première, qui est l'esprit ou l'âme. 

Néanmoins, ce qu'il est possible de faire ici-bas, c'est de nous faciliter la tâche pour après. Cette facilitation réside dans le fait de comprendre dans un premier temps de quoi nous parlons. La souffrance n'est pas de la lumière. Le non-amour n'est pas de la lumière. L'égoïsme n'est pas de la lumière. Les peurs ne sont pas de la lumière.

Mais que sont-ils alors ???

Ce sont autant d'expression d'un ego bien saturé, bien dense. Un ego plein d'exigences. Un ego profondément blessé. 

Alors oui, c'est vrai, nous avons tous connu de nombreuses raisons pour nous barricader dans cet ego. Sauf que poursuivre là-dedans, ne nous aidera à aucun niveau, sinon celui de nous enfoncer davantage, et de créer avec grande force et vigueur un monde de plus en plus effroyable. Et ne croyez surtout pas que vous pourriez en réchapper. Quand on crée quelque chose, on le vivra, c'est sûr.

Fort heureusement que la Vie est bienveillante, dans ce sens, il ne sera jamais trop tard pour changer la donne. 

Comment ?

En perçant des trous dans vos couches de peau, dans vos couches d'ego. Car plus la lumière passe, plus vous deviendrez transparent. 

Vous pourriez croire que c'est une horrible chose que de devenir transparent ?! Sauf que vous voyez la transparence qu'à partir de votre point de vue egotique. Mais vous oubliez le fait qu'en étant pas transparent, vous attirez précisément tout ce qui pourra résonner avec vos zones d'ombre. En fait la transparence ici, est plutôt synonyme de lumière.

Quelqu'un de lumineux n'a besoin ni de se convaincre lui-même ni autrui. Il est ce qu'il est. 

L'ego qui subsiste est juste celui bénéfique à son existence. 

Pat Le Verdoyant 



Sacré moi....

 Non, non, n'allez pas croire que je me lance des fleurs en disant cela...   Mais je vois que je ne suis pas très fiable pour alimenter ...